News
News Articles


Click to share article:

Les officiels déplorent...

Interrogé par L'Orient-Le Jour au sujet de l'attitude discriminatoire vis-à-vis de certaines personnes atteintes du sida, M. Ghassan Moukheiber, rapporteur de la commission parlementaire pour les Droits de l'homme, a déploré ces pratiques « qui relèvent soit d'une ignorance, soit d'une discrimination qui est à mon avis abusive ». « Dans l'état actuel des choses, cela ne peut se corriger que par davantage d'informations, estime-t-il. Il est également du droit de ces personnes d'engager un recours contre leurs employeurs pour discrimination abusive de leur contrat. »
Insistant sur le droit de ces personnes à se protéger, M. Moukheiber souligne que « le sida est une maladie qui ne doit pas être honteuse et qui pourrait atteindre tout le monde ». « Au contraire, il faudrait la démythifier, poursuit-il. On ne peut pas réinventer des modes de protection de ses droits. L'un des principes fondamentaux de l'action pour les droits de l'homme est la transparence. Je ne peux pas protéger une personne qui ne veut pas se déclarer. Par ailleurs, il est possible d'envisager des lois qui puissent interdire aux employeurs d'exiger le test et qui stipuleraient qu'il s'agit là d'un cas de résiliation abusive du contrat de travail, plutôt que de laisser cela à la jurisprudence. Toutefois, en cas de violation, cela relèvera toujours de la compétence et du ressort des tribunaux. »


Et M. Moukheiber de conclure : « La Journée mondiale du sida doit être une occasion pour que les ministères concernés, en l'occurrence les ministères de la Santé, de l'Intérieur et du Travail, puissent développer une politique, en prenant en compte le fait qu'une personne atteinte du sida est un malade. Il ne s'agit pas d'une tare sociale, ni d'une chose honteuse. Il faut traiter et prévenir, sans être discriminatoire envers les malades. »


De son côté, le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, a affirmé que « l'éducation est un droit inaliénable pour tout individu ». « Nous n'avons pas reçu des plaintes dans ce sens, mais nous appelons les personnes qui sont victimes de telles pratiques à nous contacter pour que nous puissions prendre les mesures nécessaires », a-t-il déclaré.




Send this article to a friend by entering his e-mail address

Print Article

Pictures from Gallery

Articles & Lectures