News
News Articles


Click to share article:

Abi Nasr et Moukheiber favorables à l’adhésion du Liban à la coalition contre l’État islamique

Avant même que la coalition internationale contre l'État islamique ne se concrétise, des voix se sont élevées au Liban, notamment dans le camp du 8 Mars, en faveur d'un front commun incluant les pays directement concernés par la lutte contre les organisations terroristes qui sèment la mort et la terreur en Syrie et en Irak.
Le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, a souligné à plusieurs reprises qu'il ne faut exclure personne de ce front, notamment la Syrie, dont le chef de la diplomatie, rappelle-t-on, Walid Moallem, avait tendu la main en août dernier à la communauté internationale, dans ce même but, mais en soulignant la nécessité d'une action internationale « dans le cadre de la résolution 2170 du Conseil de sécurité de l'Onu ». « Géographiquement et d'un point de vue opérationnel, la Syrie est le centre de la coalition internationale pour combattre l'État islamique », avait déclaré Walid Moallem. Il avait aussi jugé que « les États doivent s'en rendre compte s'ils entendent combattre sérieusement le terrorisme ».
Une logique que les alliés locaux de la Syrie se sont empressés de reprendre à leur compte. Pas plus tard que mercredi, le chef de la diplomatie avait jugé nécessaire une coalition sous la houlette des Nations unies et réaffirmé que celle-ci ne devrait exclure personne, en allusion notamment à la Syrie. Jeudi, des députés du bloc Berry ont explicitement fait part de leurs craintes que l'alliance internationale, scellée en Arabie saoudite, ne draine davantage de pressions sur la Syrie, d'autant que ses principaux alliés, l'Iran et la Syrie, en sont exclus.
Que pensent les députés membres du bloc parlementaire que Gebran Bassil représente au gouvernement ?
Nehmetallah Abi Nasr et Ghassan Moukheiber soulignent tous deux, pour L'Orient-Le Jour, l'importance de cette coalition pour le Liban, mais sans dire s'il faut ou non que le pays voisin y prenne part. Le danger « daechiste » frappe à nos portes et c'est la nécessité de le contrer qui prime à leurs yeux.
Ghassan Moukheiber s'est félicité, quant à lui, de la participation du chef de la diplomatie à la réunion de Djeddah, en rappelant que M. Bassil représentait le point de vue du Liban à ces assises. Pour lui, le Liban se devait de participer à la fondation de cette coalition, « même si d'aucuns pensent le contraire ». Selon le parlementaire, « le Liban qui n'est pas doté d'armes sophistiquées, et notamment de bombardiers lui permettant de freiner l'avancée des jihadistes qui occupent le jurd de Ersal, pourrait ainsi demander à ses nouveaux alliés internationaux de l'aider à contrer ce nouveau danger ».
Il n'en demeure pas moins que M. Moukheiber estime qu'en se joignant à cette coalition, « le Liban n'entre pas nécessairement dans le jeu des axes et des intérêts des uns contre les autres ». En d'autres termes, il juge que la participation libanaise à cette coalition n'empêche pas le pays de solliciter le recours de la Russie, qui en est exclue, si jamais il en a besoin, afin de combattre les jihadistes.




Send this article to a friend by entering his e-mail address

Print Article

Pictures from Gallery

Articles & Lectures